Dans l'antre du Diable... Tome 1 - L’action des Justes de Budapest 1944 - 1945

Dans l'antre du Diable... Tome 1 - L’action des Justes de Budapest 1944 - 1945

Prix : 20.00€ TTC
Auteur DANIEL PIERREJEAN
Deuxième Guerre Mondiale
Publication 18/11/2021 - PUBLIFRANCE
ISBN : 9782374550572   ref 1209
222 pages - Format 148x210mm - N&B
Dans l’une des salles d’interrogatoire de la prison de la Loubianka à Moscou, l’un des officiers du NKVD feuilletait soigneusement un passeport diplomatique à l’effigie de l’Etat suédois. C’était celui de Raoul Wallenberg.
Il avait parcouru les quelques pages du document, puis s’était tourné de nouveau vers le diplomate suédois.
- Quand exactement êtes-vous arrivé à Budapest ?
- Le 9 juillet 1944, avait répondu très calmement le diplomate suédois.
- Quelle était votre mission dans la capitale hongroise ? avait demandé l’officier du NKVD sur un ton glacial.
- Il s’agissait de préserver les populations juives hongroises de la déportation et de l’extermination.
- C’était une mission financée et commanditée par les Américains? avait surenchéri le Russe.
- J’agissais au nom de mon gouvernement. Mes instructions venaient du ministère suédois des Affaires étrangères. Je n’ai rien de plus à ajouter! avait rétorqué Raoul.
- Et vous ne receviez vraiment aucune instruction de Washington ? avait insisté l’officier du corps de la Sécurité d’Etat soviétique.
- Strictement aucune.
- Vous avez diffusé des milliers de passeports à des ressortissants hongrois, vous étiez sûr de leur légalité internationale ?
L’officier du NKVD avait alors fouillé dans le tiroir du bureau et sorti plusieurs passeports de protection qu’il avait examiné avec une certaine attention.
- Le but était de sauver le plus possible d’êtres humains, au-delà des aspects de la légalité internationale des passeports. Leur objet, je vous le répète, était de lutter contre l’extermination des Juifs par les nazis.
- Nous vous connaissons Wallenberg. Vous appartenez à une famille de grands capitalistes. Vous êtes un espion, lui avait lancé l’un des Russes.
- Je suis un diplomate de la légation de Suède à Budapest! avait répété le Suédois.
- Vous êtes un espion! Avouez donc que vous avez mené une mission d’espionnage à la solde des Américains! avait répété l’officier russe.
Raoul Wallenberg et son chauffeur Vilmos Langfelder disparurent à jamais. Plus tard, les autorités russes déclarèrent que le diplomate suédois était décédé d’une crise cardiaque en 1947...

Préface de M. Per Anger ancien ambassadeur de Suède au Canada.
A propos de l'auteur


L’auteur, juriste, historien, écrivain, spécialiste de la Seconde Guerre mondiale, créateur de la Collection “Histoire de la France Libre”.
Il a publié plusieurs ouvrages dont Commandant René Mouchotte, destin d’un Français Libre, ou même encore Les Forces navales françaises libres au combat, préfacé par l’amiral Philippe de Gaulle ou Les combattants français du 6 juin 1944, appartenant à la Collection Histoire de la France Libre des Editions Publifrance.
En s’efforçant de faire toute la lumière sur le destin tragique de Raoul Wallenberg, il a oeuvré à la création des Prix internationaux Raoul Wallenberg et Per Anger.

Préface de M. Per Anger ancien ambassadeur de Suède au Canada
A propos de l'éditeur

Dans l'antre du  Diable... Tome 1 - L’action des Justes de Budapest 1944 - 1945
Du même auteur
Les Forces Aériennes Françaises Libres Les Forces Aériennes Françaises Libres La naissance des Forces aériennes françaises libres (FAFL), s’était inscrite dans la logique de l’Appel du général de Gaulle du 18 Juin 1940. Dès le mois de juillet 1940, une poignée de volontaires, pilotes, navigants, mécaniciens au sol et des jeunes volontaires patriotes avaient rejoint la Grande-Bretagne pour composer les premiers effectifs des FAFL. Le général de Gaulle allait donc créer les Forces aériennes de la France Libre dès ce mois de juillet 1940. Il avait fallu un peu de temps pour s’organiser mais, lorsque le 10 juillet 1941, le général Valin avait été porté à la tête des FAFL, il avait fondé de grandes unités aériennes dont le parcours allait être exemplaire. Le 1er septembre 1941, le groupe de chasse « Ile-de-France » puis « Alsace » ainsi que le régiment de chasse « Normandie-Niémen » - qui, en avril 1943, combattra sur le front russe dans des conditions terribles et se couvrira de gloire, - virent le jour. Puis viendront les groupes de bombardement « Lorraine ». Suivront, « Bretagne », puis en février 1944 « Artois » et « Picardie ». Les FAFL allaient abattre plusieurs centaines d'avions ennemis. Et les pilotes français envoyèrent également par le fond 104 bateaux et détruisirent combien de véhicules, d’écluses et des convois ferroviaires. L'un de leurs plus célèbres pilotes du groupe de chasse « Alsace », fut Pierre Clostermann, un as de la chasse, devint premier chasseur de France avec 33 appareils ennemis abattus. 20.00€ TTC
La Kriegsmarine et la base sous marine de la Pallice La Kriegsmarine et la base sous marine de la Pallice Tout a mal commencé à Omaha Beach ce mardi 6 juin 1944 à l'aube. À 5h45, 32 chars Sherman Duplex Drive (DD) amphibies sont mis à l'eau trop loin de la plage. Rapidement, en raison d'une mer formée, vingt-sept chars sombrent avec leurs équipages. Les bombardements aériens et navals vont se solder également par des échecs cuisants. À cause du vent et des courants, les péniches de débarquement abordent trop à l'est, et en désordre. Les troupes d'assaut chargées de briser les défenses allemandes sont directement exposées au feu de l'ennemi. Aussitôt que les barges touchent la plage et que les GI's foulent le sol de France, une pluie d’obus et de balles de mitrailleuses s’abat sur eux. C'est un véritable désastre. La première vague d’assaut est en un instant décimée : dans les premières cinq minutes de l’assaut, près de 90% de ses effectifs sont mis hors de combat. La grande majorité des officiers et des sous-officiers sont blessés ou tués et les survivants s’organisent comme ils le peuvent par petits groupes. « Il n'y a plus que deux genres de soldats sur cette plage : ceux qui sont morts et ceux qui vont mourir, alors bougeons-nous de là ! » leur lance le colonel Taylor, commandant du 16e Régiment Combat Team de la Première division d'infanterie US (Big Red One). Et pourtant quelques dizaines, quelques centaines de GI's, des officiers héroïques, des Rangers et des commandants de destroyers de l'US Navy vont redresser une situation catastrophique. Alors que la nuit tombe sur Omaha, plus de 34.000 soldats américains foulent le sol normand sur Omaha mais on déplore plus de 3000 soldats US tués ou blessés... L'opération « Overlord » est malgré tout sauvée. La bataille de Normandie commence. Dans 49 jours Paris sera libéré... 20.00€ TTC
OMAHA LA SANGLANTE OMAHA LA SANGLANTE Certains gars de Bedford ne mettront même pas le pied sur le sol de France, qu’ils étaient venus libérer du diable. A moins de 500 mètres du rivage, la barge transportant Roy Stevens et ses hommes, chargés d’équipements lourds, avait coulé à pic après avoir heurté une mine allemande. Pendant la phase d’approche, à bord de la barge n°4, Frank Drapper, lui, avait eu le bras transpercé par une munition antichar. Il saignait tellement que les autres voulaient l’allonger. Mais il était resté debout avant de s’écrouler et de perdre brutalement conscience. Le soldat courageux de Bedford était en train de mourir. Sur la plage d'Omaha, le capitaine Taylor Fellers était tombé parmi les premiers, avec 29 hommes, noyés ou prisonniers de leur gilet de sauvetage, criblés de balles de mitrailleuse venant de toutes les directions. Sans avoir vu un Allemand. Sans avoir pu tirer un coup de feu. L’histoire officielle de la 29e division raconte que, dix minutes après avoir touché Omaha Beach, les officiers de la compagnie A du 116e régiment étaient presque tous décimés. A l’exception d’un, toutefois, le lieutenant Ray Nance, lui aussi de la petite ville de Bedford en Virginie. « Quand la rampe blindée s’est ouverte, j’ai été le premier dehors à courir sur le rivage, dit-il. A cet instant, les Allemands n’avaient pas encore eu le temps d’ajuster leurs mitrailleuses sur l’entrée de la barge. Mais, 30 mètres plus loin, quand j’ai pu enfin me retourner, je n’ai vu personne dernière moi. Ils avaient tous été fauchés avant d’avoir pu mettre un pied sur la plage. Je ne savais pas ce qui leur était arrivé. Puis vers 10 heures du matin, j’ai rampé vers la mer. Un amoncellement de corps flottait dans le ressac. Alors j’ai compris». 20.00€ TTC